Les particules ultrafines (UFP) sont des particules de moins de 0,1 micromètre (100 nanomètres), plus petites que la plupart des virus. Elles se forment dans tout procédé à haute température : moteurs à combustion, cuisinières au gaz, bougies, imprimantes laser, imprimantes 3D, incendies de lithium. Comme elles sont si petites, elles se comportent davantage comme un gaz que comme une poussière : elles diffusent lentement dans l'air, ne se déposent pas, et traversent des alvéoles au sang en quelques minutes.
La plupart des capteurs PM grand public, dont l'instrument optique du SEN66, ont du mal sous ~0,3 µm. Leur physique repose sur des photons diffusés par les particules, et sous la longueur d'onde de la lumière la section efficace s'effondre. Donc le SEN66 rapporte PM1,0, PM2,5, PM4,0 et PM10, mais tout ce qui est sous ~0,3 µm est inclus dans le chiffre de PM1,0. Les ultrafines sont présentes dans ce nombre, mais nous ne pouvons pas les compter individuellement.
Pourquoi c'est important : une littérature croissante (Oberdörster et al., et une longue queue depuis) montre qu'à masse égale, les ultrafines comportent plus de risque sanitaire que les particules plus grosses : plus de surface par gramme, chimie plus réactive, livraison plus efficace dans les tissus. Elles sont la fraction dominante des gaz d'échappement diesel frais, des fumées de feux de forêt fraîches et de l'air immédiatement au-dessus d'une cuisinière au gaz.
Pour l'interprétation au quotidien : quand les PM1,0 montent plus vite que les PM2,5, vous regardez un événement de combustion fraîche avec forte fraction ultrafine. Tandis que le panache vieillit sur quelques minutes à quelques heures, les particules s'agglomèrent, la fraction UFP baisse, et la lecture de PM2,5 monte en parallèle. Les interventions sont les mêmes que pour les PM2,5 (filtration HEPA, élimination de la source), mais le moment compte : les ultrafines causent la plupart de leurs dommages dans les 20 premières minutes.
Il s'agit d'information environnementale, et non d'un avis médical. Les lectures du tableau de bord vous aident à prendre des décisions concernant l'air de votre espace. Elles ne diagnostiquent pas les conditions, n'interprètent pas les symptômes et ne remplacent pas les conversations avec votre médecin. Si les symptômes persistent, s'aggravent ou coïncident avec une exposition connue, parlez-en à un professionnel de la santé. Voir la portée de l'IA en matière d'avis médical.