Les maisons fuient. Les courants d'air froid en hiver, les traînées de poussière au-dessus des plinthes et la plainte « cette pièce est toujours étouffante » sont tous des symptômes d'un échange d'air incontrôlé entre l'intérieur et l'extérieur. La métrique standard est ACH50 : renouvellements d'air par heure à 50 pascals de différence de pression induite, mesurée par un test d'infiltrométrie. Une maison pré-1980 affiche typiquement 15-30 ACH50 ; les constructions des années 1990 se situent à 7-10 ; le code IRC actuel exige ≤5 (≤3 dans les zones plus froides) ; Energy Star vise 3-5 ; Passive House exige ≤0,6. Plus bas, plus étanche.
Pourquoi l'étanchéité importe pour la QAI. Une enveloppe perméable laisse entrer une ventilation incontrôlée : air froid au plancher en hiver, air chaud et humide au plafond en été, ozone extérieur les mauvaises journées d'air (voir réduire l'exposition à l'ozone), fumée de feu de forêt durant les événements, radon depuis le sol (voir radon) et poussière du grenier et du vide sanitaire. Aucun de cet air n'a été filtré, conditionné ou choisi. Resserrer l'enveloppe remplace l'infiltration incontrôlée par une ventilation contrôlée : un VRE ou VRC qui décide quand et combien d'air extérieur entre et le préconditionne au passage.
Voies de fuite communes, classées par contribution typique : lisses de rive et solives de bordure (là où la structure de plancher rencontre la fondation ; souvent 20-30 % des fuites totales dans les maisons plus anciennes), pénétrations du grenier (luminaires encastrés, conduits de plomberie, conduits électriques, trappe d'accès au grenier), conduits de ventilation dans des espaces non conditionnés (10-30 % de l'air de la CVCA peut fuir avant d'atteindre les pièces), pénétrations de plomberie et d'électricité à travers les sablières et les murs, foyers et cheminées sans clapets, et fenêtres et portes (moins que ne le supposent la plupart des propriétaires ; les coupe-froid lâchent, mais le périmètre est petit). Les travaux à faire soi-même couvrent le calfeutrant, la mousse, les coupe-froid et l'isolation de base de la trappe du grenier ; la calfeutrage professionnel s'occupe des lisses de rive, des conduits et des travaux d'enveloppe majeurs.
La séquence sceller puis ventiler. Resserrer sans ajouter de ventilation est le mode de défaillance qui crée la plainte « j'ai calfeutré ma maison et maintenant elle semble étouffante », et c'est exactement ce qui pousse à la stagnation du CO2, de l'humidité et des COV. La bonne séquence : test d'infiltrométrie pour repérer les fuites, sceller agressivement (cible ACH50 ≤5), puis dimensionner la ventilation mécanique aux taux de l'ASHRAE 62.2 (0,03 CFM par pi² de surface au sol plus 7,5 CFM par occupant). Le Programme d'assistance à la calfeutrage du DOE subventionne les rénovations à faible revenu ; pour le reste, prévoyez 1 500 à 5 000 $ pour une calfeutrage supervisée en autonomie et 5 000 à 15 000 $ pour des travaux professionnels complets. Voir ventilation sur demande pour le côté contrôlé et compromis avec l'énergie pour le calcul du coût de chauffage.
Il s'agit de conseils généraux, et non d'un substitut à une évaluation professionnelle de votre domicile particulier. Les interventions majeures (refonte du CVCA, étanchéité d'une enveloppe perméable, remédiation des moisissures, travaux électriques pour ventilateurs ou évents) doivent être réalisées par un professionnel certifié. Pour les problèmes chroniques qui ne répondent pas aux étapes décrites ici, voir quand appeler un professionnel.
Références
- DOE - Weatherization Assistance Program www.energy.gov
- ASHRAE norme 62.2 - Ventilation résidentielle www.ashrae.org
- ENERGY STAR - Sceller et isoler votre maison www.energystar.gov
- NIST - Étanchéité à l'air des bâtiments (porte soufflante) www.nist.gov