L'air extérieur se situe autour de 420 ppm de CO2 en 2026 (et augmente d'environ 2,5 ppm par année). À l'intérieur, chaque personne dans une pièce expire environ un kilogramme de CO2 par jour ; dans un espace fermé, le niveau monte vite. Deux adultes dans une chambre fermée peuvent pousser le CO2 au-delà de 2 000 ppm durant la nuit.
Il n'y a pas de toxicité aiguë à ces niveaux. Le CO2 ne devient dangereux qu'à l'extrême (>40 000 ppm, bien au-delà de tout ce qu'un capteur domestique verra). Mais il y a un coût cognitif bien documenté. Satish et al. (LBNL, 2012) ont constaté une baisse significative de la performance décisionnelle à 1 000 ppm et substantielle à 2 500 ppm. Une étude de suivi de Harvard T.H. Chan l'a confirmé dans neuf domaines cognitifs.
Le CO2 est aussi la métrique indicatrice intérieure la plus utile : quand le CO2 monte, la ventilation faiblit, ce qui signifie que tous les autres polluants intérieurs (COV, allergènes, virus) s'accumulent aussi. La norme ASHRAE 62.1 vise un débit d'air frais qui maintient une pièce typique occupée sous environ 1 100 ppm. Si la vôtre est plus élevée, vous avez un problème de ventilation.
Quoi faire : ouvrir une fenêtre, ouvrir la porte, faire fonctionner un VRC/VRE, ou simplement quitter la pièce dix minutes. Le CO2 redescend rapidement avec n'importe lequel de ces gestes. Le capteur utilise le canal CO2 intégré du Sensirion SEN66, qui mesure le CO2 par spectroscopie infrarouge photoacoustique (la technologie « PASens » de Sensirion) et s'autocalibre par rapport à la référence extérieure dès que la pièce est aérée.
Références
- ASHRAE norme 62.1 - Ventilation pour une qualité de l'air intérieur acceptable www.ashrae.org
- Harvard T.H. Chan - CO₂ et fonction cognitive healthybuildings.hsph.harvard.edu
- NIOSH Pocket Guide - dioxyde de carbone www.cdc.gov
- Satish et coll., LBNL - Le CO₂ est-il un polluant intérieur ? doi.org