Une littérature de recherche grandissante relie les expositions de qualité de l'air à des résultats hors de la littérature respiratoire et cardiovasculaire. La méta-analyse Lancet Planetary Health 2020 relie l'exposition chronique aux PM2.5 ambiantes à un risque élevé de dépression et d'anxiété ; de multiples études de cohorte relient la pollution atmosphérique liée au trafic à l'incidence de démence chez les adultes plus âgés. Les mécanismes sont encore en cours de cartographie (inflammation systémique, stress oxydatif, possiblement exposition directe du cerveau aux ultrafines par la voie olfactive).
Le résultat intérieur le plus reproduit porte sur la performance cognitive vs CO2. L'étude Harvard COGfx d'Allen 2016 a testé des travailleurs de bureau dans des chambres à 550, 945 et 1 400 ppm de CO2. Les scores de fonction cognitive ont chuté de 15 % à 945 ppm et de 50 % à 1 400 ppm comparé à la référence, à travers neuf domaines cognitifs. L'étude LBNL de Satish 2012 a trouvé des effets similaires. Ce ne sont pas des artéfacts de laboratoire ; ils apparaissent à travers plusieurs groupes de recherche.
Ce que cela signifie pour le tableau de bord : le CO2 intérieur chronique au-dessus de 1 000 ppm n'est plus « juste étouffant ». Un bureau à domicile qui reste à 1 200 ppm pendant une journée de travail paie un coût cognitif mesurable, et le coût s'accumule sur les après-midis, les semaines et les années. La cible de 1 000 ppm adoptée par l'ASHRAE 62.1, Santé Canada et le catalogue AAQS est un seuil ancré dans la recherche, pas seulement une heuristique de confort. Pour les populations qui gèrent déjà la dépression ou l'anxiété, l'argument pour garder le CO2 intérieur bas est plus fort, pas plus faible.
Une note de prudence. La littérature santé mentale sur l'air intérieur est plus jeune que la littérature respiratoire ; les associations sont robustes mais les mécanismes ne sont pas entièrement cernés, et la causalité vs la confusion est encore débattue pour certains résultats. Le tableau de bord ne devrait pas servir à diagnostiquer les troubles de l'humeur ni le déclin cognitif ; c'est du territoire médical. Ce que le tableau de bord peut faire est retirer une grande source de variance (le CO2 chroniquement étouffant) de l'environnement d'une personne, pour que tout ce qui s'y passe par ailleurs puisse être caractérisé plus proprement.
Il s'agit d'information environnementale, et non d'un avis médical. Les lectures du tableau de bord vous aident à prendre des décisions concernant l'air de votre espace. Elles ne diagnostiquent pas les conditions, n'interprètent pas les symptômes et ne remplacent pas les conversations avec votre médecin. Si les symptômes persistent, s'aggravent ou coïncident avec une exposition connue, parlez-en à un professionnel de la santé. Voir la portée de l'IA en matière d'avis médical.