Réduire le CO₂ intérieur : l'échelle de ventilation

Le CO₂ est ce que les gens expirent. La seule réponse durable est de faire entrer plus d'air extérieur. Voici l'échelle ordonnée par coût, du gratuit au projet d'investissement.

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Une coupe d'une maison montrant des fenêtres entrouvertes, une unité VRC, une porte intérieure ouverte et un capteur Terrestream sur un mur.
Photo : Athena Sandrini via Pexels
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Échelle d'intervention ordonnée par coût pour le CO₂ : gratuit → bon marché → modéré → investissement.

Le CO2 est le problème d'air intérieur le plus propre : il y a exactement une source (les gens et animaux qui expirent) et exactement une réponse durable (plus d'air extérieur). Aucun filtre ne retire le CO2 ; des épurateurs à tamis moléculaires existent (sous-marins, engins spatiaux) mais ne sont pas résidentiels. Les plantes ne retirent pas assez de CO2 pour compter (voir plantes comme purificateurs d'air). Les seules options pour réduire le CO2 intérieur impliquent de faire sortir le gaz et de le remplacer par de l'air extérieur, qui se situe autour de 420 ppm.

Niveau 1 : gratuit. Ouvrez une fenêtre. Même une fente de 2 cm sur une seule fenêtre réduira une pièce étouffante à 1 500 ppm à 800-1 000 ppm en 15-30 minutes. Ouvrez deux fenêtres de côtés opposés pour une ventilation transversale, dix fois l'effet. Ouvrez les portes intérieures pour que le CO2 de chambre s'équilibre avec le reste de la maison. Faites tourner le ventilateur CVCA en continu (vs auto) pour que l'air se mélange entre les pièces ; plusieurs systèmes tirent une petite quantité d'air extérieur du côté du retour, ce qui aide. Rien de cela ne coûte d'argent.

Niveau 2 : bon marché. Faites fonctionner les ventilateurs d'extraction de cuisine et de salle de bain 15-20 minutes après l'heure habituelle d'arrêt ; vous créez une légère pression négative et l'air extérieur s'infiltre pour le remplacer. Entrouvrez une fenêtre stratégiquement (sous le vent pendant la chaleur ; au vent en hiver pour éviter le givre sur les surfaces intérieures). Ajoutez une règle de notification CO2 à 30 $ au tableau de bord pour recevoir un ping quand une pièce passe 1 000 ppm plutôt que de le découvrir après que le mal de tête a commencé.

Niveau 3 : modéré. Installez un ventilateur récupérateur d'énergie (VRE) ou ventilateur récupérateur de chaleur (VRC) pour une ventilation équilibrée à toute la maison. Le VRE transfère chaleur et humidité (bon dans la plupart des climats) ; le VRC transfère la chaleur seulement (bon dans les climats froids et secs). Installation résidentielle typique 2 000-5 000 $ en rénovation. Dimensionné pour atteindre le taux de ventilation de l'ASHRAE 62.2, cette intervention seule fait passer typiquement une maison chroniquement étouffante d'une base de 1 200-1 500 ppm à 600-800 ppm sans compromis de confort saisonnier.

Niveau 4 : projet d'investissement. La ventilation par demande (commandes de ventilation captrices de CO2) pilote la vitesse du VRE/VRC selon l'occupation réelle ; intégrée à la construction neuve ou aux rénovations majeures, c'est l'étalon-or. Pour la plupart des maisons existantes, le Niveau 3 est la bonne cible. Voir compromis avec l'énergie pour le coût chauffage/climatisation de plus de ventilation, et ventilation sur demande pour le motif opérationnel.

Il s'agit de conseils généraux, et non d'un substitut à une évaluation professionnelle de votre domicile particulier. Les interventions majeures (refonte du CVCA, étanchéité d'une enveloppe perméable, remédiation des moisissures, travaux électriques pour ventilateurs ou évents) doivent être réalisées par un professionnel certifié. Pour les problèmes chroniques qui ne répondent pas aux étapes décrites ici, voir quand appeler un professionnel.

Références

  1. ASHRAE 62.1/62.2 - Ventilation pour une QAI acceptable www.ashrae.org
  2. Santé Canada - Ligne directrice résidentielle sur le CO₂ www.canada.ca
  3. EPA - Notions de base sur la qualité de l'air intérieur www.epa.gov
  4. Allen et coll. - Étude COGfx sur ventilation et cognition doi.org