Les matières particulaires sont classées par diamètre aérodynamique. Les bacs comptent parce que le dépôt dans le tractus respiratoire dépend de la taille. PM10 (tout ce qui va jusqu'à 10 µm) est capturé surtout dans le nez et les voies supérieures. PM2,5 atteint les petites bronches et les alvéoles. PM1 et la fraction ultrafine sous 0,1 µm traversent des alvéoles dans le sang en quelques minutes. Même capteur, quatre bacs, profils sanitaires très différents.
Les sources ont des distributions de taille caractéristiques. Le pollen, les débris d'acariens et les squames d'animaux dominent la fraction grossière (PM10 avec peu de PM2,5). La cuisson, les bougies, les foyers et la fumée de feux culminent dans la plage PM2,5 avec une forte queue PM1. Les gaz d'échappement diesel, les plumes d'imprimantes 3D et les UFP des brûleurs au gaz poussent surtout dans le bac ultrafine. Quand vous voyez les PM10 monter sans PM2,5, la source est grossière et probablement intérieure. Quand vous voyez les PM2,5 monter sans PM10, la source est la combustion et peut être extérieure.
La distinction masse-vs-nombre compte aussi. La concentration en masse PM (µg/m³) est ce que les régulateurs utilisent ; la concentration en nombre PM est ce à quoi la biologie répond souvent. Un million de particules PM10 en masse est dominé par quelques centaines de grandes ; un million de particules PM1 en masse implique un milliard de petites. Les ultrafines dominent en nombre même quand elles sont négligeables en masse ; c'est pourquoi une seule imprimante 3D peut affecter la santé plus que sa concentration en masse ne le suggère.
La couche d'interprétation lit la cascade ensemble. Le ratio fin sur grossier, le ratio PM1 sur PM2,5, la présence ou l'absence de signal UFP-implicite dans la trace PM1 : chacun est diagnostique. PM10, PM2,5 et ultrafines ont chacun leur propre article ; celui-ci existe pour les rassembler en un endroit quand la question est comparative.