La couche d'interprétation du tableau de bord fait un ensemble restreint et précis de choses. Elle compare vos lectures aux seuils publiés, reconnaît les motifs déjà vus, croise avec le flux extérieur, et suggère des actions quand les données le soutiennent. Cela couvre la majorité de ce qu'un outil de qualité de l'air peut faire d'utile.
Elle ne fait pas ce que les gens lui demandent parfois. Elle n'est pas clinicienne : elle ne diagnostique ni asthme, ni allergies, ni sensibilités, et ne prescrit pas de traitement. Elle n'est pas un système de sécurité humaine : elle ne détecte ni monoxyde de carbone, ni fumée, ni fuites de gaz naturel (voir CO contre CO₂). Elle n'est pas un régulateur : ses sorties sont consultatives et non admissibles comme preuve légale, médicale ou professionnelle sans vérification indépendante.
Elle vous dira quand sa confiance est faible. Un motif qui ne correspond à rien du catalogue d'empreintes est étiqueté anomalie, pas diagnostic. Quand les signaux des capteurs pourraient avoir plusieurs causes (un saut d'humidité qui pousse l'indice COV, par exemple), l'interprétation fait remonter cette ambiguïté plutôt que d'en choisir une. Quand la seule valeur de référence disponible est hors de sa plage de calibration, elle le dit.
Elle vous parlera aussi de ses limites en termes clairs. Le capteur a des sensibilités croisées. Il dérive sur les années. Il lit un point de votre maison, pas toute la maison. La référence extérieure est régionale, pas votre pâté de maisons. Rien de cela ne veut dire que les lectures sont fausses ; cela veut dire que l'interprétation est calibrée à cette incertitude, et l'IA la cite plutôt que de la cacher.
Références
- EPA - AirNow : les bases de l'AQI www.airnow.gov
- OMS - Lignes directrices mondiales sur la qualité de l'air (2021) www.who.int
- Sensirion - Capteur environnemental SEN66 sensirion.com
- EPA - Guide des épurateurs d'air à domicile www.epa.gov