Squames d'animaux : ce que montre la courbe de PM₁₀

L'allergène de chat est collant et reste aéroporté des heures. L'allergène de chien se dépose plus vite. Les deux apparaissent dans les PM₁₀ quand l'animal traverse une pièce.

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Un chat à poil court endormi sur un rebord de fenêtre ensoleillé, un léger nuage de squames visible à contre-jour.
Photo : Chen EdisoN via Pexels
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Les particules porteuses de Fel d 1 (chat) mesurent typiquement 2–10 µm : assez petites pour rester en suspension, assez grosses pour se loger dans les voies respiratoires.

Les « squames » d'animaux ne sont pas les poils eux-mêmes. Ce sont les particules sèches de peau et les protéines salivaires qui collent aux poils et tombent lorsque l'animal bouge. Les principaux allergènes sont le Fel d 1 (chat, dans les sécrétions sébacées et la salive) et le Can f 1 (chien). L'allergène de chat est notoirement persistant : un foyer ayant eu un chat aura encore du Fel d 1 mesurable dans la poussière six mois après son départ. L'allergène de chien diminue plus vite.

La taille importe pour l'interprétation. Les particules porteuses de Fel d 1 vont de 2 à 10 µm : une plage qui les place en plein milieu des PM10, avec une fraction PM2,5 significative. Elles sont assez collantes pour adhérer aux murs, tissus et filtres CVCA ; elles s'aérosolent facilement quand on dérange les surfaces.

Dans la courbe du tableau de bord, les squames d'animaux apparaissent comme une élévation large des PM10 qui monte quand le foyer est actif et redescend la nuit : l'inverse du motif « tout le monde dans la chambre » du CO2. Quand les PM10 sont élevées mais que les PM2,5 restent modérées et que les COV/NOx sont stables, les squames ou la poussière sont les sources les plus probables, pas la combustion.

Interventions, en ordre d'efficacité approximatif : filtration HEPA dimensionnée pour la pièce (CADR ≥ surface × 5), filtre CVCA MERV 13, lavage hebdomadaire de la literie, housses imperméables aux allergènes, et garder les animaux hors des chambres. L'AAAAI passe en revue les données et démonte gentiment le mythe des « races hypoallergènes » (la protéine reste la protéine ; aucune race n'en est dépourvue).

Il s'agit d'information environnementale, et non d'un avis médical. Les lectures du tableau de bord vous aident à prendre des décisions concernant l'air de votre espace. Elles ne diagnostiquent pas les conditions, n'interprètent pas les symptômes et ne remplacent pas les conversations avec votre médecin. Si les symptômes persistent, s'aggravent ou coïncident avec une exposition connue, parlez-en à un professionnel de la santé. Voir la portée de l'IA en matière d'avis médical.

Références

  1. AAAAI - Guide de l'allergie aux animaux www.aaaai.org
  2. NIH NIEHS - Allergènes www.niehs.nih.gov
  3. EPA - Déclencheurs de l'asthme : prenez le contrôle www.epa.gov
  4. Platts-Mills - Maladie allergique (NEJM) pubmed.ncbi.nlm.nih.gov