Les oxydes d'azote (NO et NO2, écrits ensemble NOx) se forment lorsque la combustion est assez chaude pour fusionner l'azote atmosphérique avec l'oxygène. À l'extérieur, la principale source est l'échappement des véhicules et des centrales électriques. À l'intérieur, ce sont massivement les appareils au gaz : cuisinières, fours, chauffe-eau et foyers.
Le NO2 a le dossier sanitaire le plus clair. La norme 1 heure EPA NAAQS est de 100 ppb. Plusieurs grandes études (voir la synthèse de RMI) lient l'exposition infantile à la cuisinière au gaz à un taux notablement plus élevé de diagnostic d'asthme. La recommandation résidentielle de Santé Canada est de 90 ppb pour 1 heure et 20 ppb à long terme.
Le SEN66 rapporte un indice NOx sur la même échelle 0–500 que l'indice COV. Une poêle sur un brûleur au gaz sans hotte poussera cet indice au-delà de 250 en quelques minutes. Le NOx extérieur entre par les fenêtres ouvertes en zones urbaines denses : un appartement sur rue passante peut être élevé même sans rien en marche à l'intérieur.
Quoi faire : toujours faire fonctionner la hotte en utilisant une cuisinière au gaz (et vérifier qu'elle évacue à l'extérieur, pas seulement dans la pièce). Pour les domiciles équipés d'une cuisinière au gaz, une plaque à induction est la plus grande réduction d'un seul coup possible. Pour un NOx extérieur chronique, un VRC avec filtre à surface étendue réduit l'infiltration liée à la circulation.
Références
- EPA - Informations de base sur le NO₂ www.epa.gov
- RMI - Cuisinières au gaz, pollution et santé rmi.org
- Sensirion - note sur l'indice NOx sensirion.com
- Santé Canada - Ligne directrice résidentielle sur le NO₂ www.canada.ca