Les acariens domestiques (surtout Dermatophagoides pteronyssinus et D. farinae) sont des arachnides microscopiques qui vivent dans les matelas, oreillers, rembourrages et tapis. Ils se nourrissent de squames de peau humaine (un adulte typique perd environ 1,5 g par jour, nourriture amplement suffisante pour plusieurs millions d'acariens dans un matelas double). Les acariens eux-mêmes sont inoffensifs ; le problème, ce sont les protéases qu'ils sécrètent et les boulettes fécales qu'ils laissent, toutes deux puissamment allergènes.
Les deux principaux allergènes (Der p 1 et Der f 1) sont présents dans la poussière aéroportée chaque fois qu'on secoue un matelas, qu'on tire des draps, ou qu'on marche sur un tapis. Ils sont plus gros que les fines PM (la majorité est entre 10 et 40 µm, dans la plage PM10) et se déposent en quelques minutes, mais lors du dérangement ils s'aérosolent rapidement.
Les données écologiques d'Arlian sont sans équivoque : les acariens ne peuvent pas maintenir leur équilibre hydrique sous ~50 % HR et les populations reproductrices s'effondrent en quelques semaines. La seule intervention la plus efficace est d'abaisser l'humidité de la chambre à 40–45 % HR. Des housses imperméables aux allergènes pour matelas et oreillers gardent l'allergène existant hors de la zone respiratoire ; un lavage hebdomadaire à l'eau chaude (≥ 55 °C) de la literie tue les acariens et dénature les protéines allergènes.
Inférence du tableau de bord : quand l'HR de chambre reste au-dessus de 55 % la nuit pendant des semaines et que les pics de PM10 coïncident avec le coucher et le réveil, l'explication la plus probable (mais pas certaine) est une chambre infestée d'acariens. L'EPA classe l'exposition aux acariens parmi les trois principaux déclencheurs d'asthme intérieur en Amérique du Nord.
Il s'agit d'information environnementale, et non d'un avis médical. Les lectures du tableau de bord vous aident à prendre des décisions concernant l'air de votre espace. Elles ne diagnostiquent pas les conditions, n'interprètent pas les symptômes et ne remplacent pas les conversations avec votre médecin. Si les symptômes persistent, s'aggravent ou coïncident avec une exposition connue, parlez-en à un professionnel de la santé. Voir la portée de l'IA en matière d'avis médical.
Références
- AAAAI - Guide de l'allergie aux acariens www.aaaai.org
- Arlian - Biologie et écologie des acariens domestiques pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
- EPA - Déclencheurs de l'asthme : prenez le contrôle www.epa.gov
- OMS - Lignes directrices sur la qualité de l'air intérieur : humidité et moisissures www.who.int