SBM vs MLB vs SCM : trois termes qui ne sont pas interchangeables

« Syndrome du bâtiment malsain » est utilisé pour signifier trois choses différentes, et la distinction compte parce que chacune mène à une voie diagnostique différente. Voici la désambiguïsation, avec les signatures pièce par pièce que le tableau de bord peut et ne peut pas trouver.

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Un schéma à trois panneaux : SBM (symptômes non spécifiques chez plusieurs occupants, aucune cause identifiée), MLB (maladie spécifique avec cause identifiée), SCM (sensibilité individuelle à plusieurs produits chimiques).
Photo : Toàn Đỗ Công via Pexels

Le terme « syndrome du bâtiment malsain » est utilisé en langage courant pour couvrir trois choses cliniquement distinctes, et la confusion produit beaucoup d'effort diagnostique frustrant. La définition de l'OMS de 1983 tient toujours : le SBM est un groupe de symptômes non spécifiques (maux de tête, irritation des yeux et de la gorge, fatigue, difficulté à se concentrer) qui affectent une fraction significative des occupants du bâtiment, qui se résolvent quand les occupants quittent le bâtiment, et pour lesquels aucune cause spécifique unique n'a été identifiée. Le « pas de cause identifiée » fait beaucoup de travail dans cette définition : le SBM est un diagnostic d'exclusion, et une fois qu'une cause spécifique est trouvée, le cas est reclassé.

La MLB, maladie liée au bâtiment, est différente parce qu'une cause spécifique a été identifiée. La maladie du légionnaire tracée jusqu'à une tour de refroidissement est de la MLB. La pneumopathie d'hypersensibilité due à un humidificateur contaminé est de la MLB. L'exacerbation d'asthme dans un bâtiment avec croissance documentée de moisissure dans le plénum de retour est de la MLB. Les symptômes des voies aériennes supérieures liés au formaldéhyde dans un espace locatif nouvellement construit mesuré à 90 ppb de formaldéhyde sont de la MLB. La voie diagnostique est médicale et environnementale en parallèle : un clinicien identifie le syndrome clinique, un hygiéniste industriel identifie l'exposition, et les deux sont reliés par le mécanisme. Quand appeler un professionnel décrit la question des accréditations ; spores de moisissure et formaldéhyde couvrent spécifiquement deux des causes communes de MLB.

La SCM, sensibilité chimique multiple, est une construction au niveau individuel, pas au niveau du bâtiment. Elle décrit une personne qui signale des symptômes déclenchés par des expositions chimiques de faible niveau (parfums, produits nettoyants, finis neufs) à des niveaux qui ne produisent pas de symptômes dans la population générale. La SCM est contestée en médecine clinique, son mécanisme est débattu, et ce n'est pas une conclusion que le tableau de bord ou toute mesure environnementale peut confirmer ou exclure. Ce qu'on peut dire du côté QAI : un bâtiment avec un indice COV de base bas, des PM basses et une bonne ventilation affectera moins une personne sensible qu'un avec un indice COV de base élevé, peu importe d'où vient biologiquement la sensibilité. Le travail QAI est le même dans les deux cas ; l'interprétation médicale revient aux cliniciens.

Comment le tableau de bord aide à désambiguïser. Les patrons pièce par pièce comptent : si les symptômes se regroupent dans une aile, avec un COV élevé ou une faible ventilation dans cette aile, le cas se rapproche d'une MLB avec cause trouvable. Les patrons selon l'heure du jour comptent : des symptômes qui suivent le démarrage du CVCA (matin) ou son arrêt (soir) pointent vers le système lui-même ; des symptômes qui suivent les équipes de nettoyage pointent vers les produits nettoyants ; des symptômes qui suivent une activité particulière pointent vers cette activité. La corrélation de ventilation sur plusieurs semaines est à quoi sert la vue à moyennes glissantes. Quand les données ne montrent rien de distinctif d'une pièce à l'autre ni dans le temps, le cas reste SBM par exclusion. Le geste honnête à ce point est d'améliorer les taux de ventilation selon ASHRAE 62.1, d'abaisser les COV de base selon le scénario COV, et de réévaluer ; le SBM se résout souvent avec l'amélioration de la ventilation même quand aucune cause spécifique n'est jamais nommée. Voir effets cognitifs du CO2 et QAI au bureau pour les cadres propres au milieu de travail.

Il s'agit d'information environnementale, pas d'un avis médical. Les lectures du tableau de bord vous aident à prendre des décisions concernant l'air de votre espace. Elles ne diagnostiquent pas de conditions, n'interprètent pas de symptômes et ne remplacent pas les conversations avec votre médecin. Si les symptômes persistent, s'aggravent ou coïncident avec une exposition connue, consultez un professionnel de la santé. Voir la portée des avis médicaux de l'IA.

Références

  1. OMS - Santé de l'environnement intérieur et bâtiments www.who.int
  2. CDC NIOSH - Qualité de l'environnement intérieur www.cdc.gov
  3. EPA - Notions de base sur la qualité de l'air intérieur www.epa.gov
  4. ASHRAE - Guide de la qualité de l'air intérieur www.ashrae.org